
Bom dia !
Et oui, nous sommes enfin arrivés au Brésil ! Plus précisément à Salvador de Bahia, ou Bahia pour les intimes.
Dès notre atterrissage la chaleur tropicale nous assaille, il est pourtant 20h30. On se regarde dans les yeux en pensant la même chose : « Youpi ! On va pouvoir sortir les tongs, les shorts et les petites jupes ! » Et Bérengère de rajouter : « Cette fois, faut vraiment que je m’épile… ». Bref, on est bien content. N’ayant comme à notre habitude rien réservé pour la nuit, nous nous dirigeons vers l’office de tourisme afin de récupérer quelques renseignements et bonnes adresses. On repassera pour les adresses, par contre nous repartons mis en garde contre les forts risques de vol et d’agression. Avec ce que nous avions déjà lu dans le guide, nous (surtout Babsi) commençons à être un peu tendus. Aidés par une gentille locale, nous préférons ne pas suivre les conseils coûteux de l’office de tourisme et prenons le bus au lieu du taxi. Tout se passe très bien et le bus nous dépose juste devant l’hôtel.
C’est dans cette petite pousada (maison d’hôte) située à proximité du centre historique que nous prenons une chambre double très mignonne, bien décidés à se rattraper après 10 jours en dortoir ! Lol. On nous remet en garde contre les dangers de la ville ; nous sortirons donc débarrassés de nos sacs, montres, bijoux… et avec le minimum d’argent. Nous passerons ainsi au travers des mailles du filet des voleurs et pickpockets en restant loin de certains quartiers et de certaines rues réputées dangereux. C’est un phénomène qui ne touche pas seulement les touristes mais tous ceux qui « ont de l’argent ». On s’est ainsi vu demandés de garder les affaires d’un local à la plage pendant qu’il allait se baigner. Du coup, ne soyez pas surpris : on a pris 14 photos en une semaine ! Il faudra nous croire sur paroles.
La ville est vraiment très belle et les empruntes de la culture africaine sont ici très fortes. Entre rythmes endiablés, couleurs chatoyantes et percussions omniprésentes, les danseurs de capoeira se mesurent sur la place publique : devant le marché, à l’arrière des églises ou sur la plage. On aimerait bien vous dire que nous sommes devenus des pros de capoeira, mais on n’a pas pu… trop musclés et trop bronzés ! Lol ! On se met aux modes locales. Babsi ne porte plus que des couleurs vives et Beny s’est offert une paire des fameuses tongs Havaianas.
C’est la semaine de Pâque et autant vous dire que c’est la fête. La ville organise de nombreux concerts dans les rues. Alors que le Vendredi Saint est terne, Samedi et Dimanche de Pâque la joie est de retour et la fête bat son plein. Nous partageons l’allégresse des gens en participant à la messe de Pâque dans la Basilique. C’est surréaliste, les portes de l’église restent ouvertes et aux chants religieux viennent se superposer le rythme des percussions des danseurs de capoeira. Si l’intérieur de la basilique est semblable à celui des nôtres, la vue par les portes ouvertes sur la place baignée de soleil, emplie de couleurs, de musique et de cocotiers est un spectacle inédit.
Seul ombre au tableau de notre séjour à Bahia : les lunettes tant attendues ne sont toujours pas là…les transporteurs que nous ne nommerons pas (FedEx et Chronopost) sont complètement incompétents et le paquet envoyé en express il y a plus de 2 semaines n est toujours pas la et ne seraient récupérable qu’après règlement d’un montant de taxes (non récupérables à la sortie du pays!!) équivalent à 100% de la valeur déclarée !!! Ils nous prennent vraiment pour des cons. Nous ne repartirons donc malheureusement sans.
Nous sommes désormais en transit à Sao Paulo, avant de prendre un vol pour Buenos Aires et de retrouver notre chère Argentine !
Plein de robezos
Tchau !
BPz.
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