
Coucou à tous !
Désolés, cette fois nous sommes très en retard pour vous donner des nouvelles. Ne soyez pas inquiets, nous petons toujours la forme, nous devenons juste un peu feignants…
Notre « transit » à Sao Paulo s’est révélé une étape de trois jours ma foi peu intéressante, comme on peut s’y attendre. Cette mégalopole offre peu d’intérêts touristiques : peu de bâtiments anciens ont résisté à la crise du logement et à la quête incessante d’espace, les gratte-ciels des années 60-70 submergent la ville, les autoroutes et rues géantes la parcourent de toutes parts sans pour autant résoudre les problèmes de circulations ; mais ce qui gâche avant tout c’est l’insécurité ambiante qui rend presque impossible tout déplacement pour les touristes que nous sommes. A Sao Paulo, la vie grouille… partout… tout le temps. On trouve ici le meilleur comme le pire. Véritable centre névralgique du pays, la ville attire et retient les plus pauvres comme les plus riches. Ici les favelas sont plus que réelles et ne servent pas d’attraction touristique comme certains endroits de Rio ; cependant c’est ici que l’on trouve la classe moyenne la plus éduquée. La nuit, tous les déplacements se font en taxis même pour les locaux. Une nouvelle loi a même été votée autorisant (et conseillant même) aux conducteurs de griller les feux dès la nuit tombée afin d’éviter le car-jacking... Ca ne nous empêche pourtant pas de passer du bon temps, de prendre le temps d’écrire et de nous reposer… ;-)
Nous arrivons enfin à Buenos Aires, cette ville dont nous attendions tant ! Et nous ne serons pas déçus. C’est assez difficile de vous raconter ce que nous y avons fait, ce que nous avons visité ou pas, à quoi nous avons occuper nos 10 jours passés ici avant l’arrivée de Régine et Philippe alias Gigi et Fifi… Nous sommes en quelque sorte devenus des Portenos, les habitants de Buenos Aires. Nous n’avons pas visité BsAs mais nous l’avons vécu. Nous avons commencé par nous mettre à l’heure locale : on déjeune à 15h, on prend la mérienda à 17h et on ne dîne jamais avant 22h ! Nous avons aussi adopté la tradition locale du maté que nous apprécions autant pour ses vertus médicinales que son caractère social. Nous parcourons la ville à la rencontre des danseurs de tango, chinons au marché antique de San Telmo, pique-niquons dans les parcs de Palermo Viejo et nous baladons dans le quartier huppé de Recoleta qui nous rappelle parfois le beau Paris, d’autres fois le Chelsea londonien… Le Microcentro nous ouvre les portes de ses cinémas et de ses boutiques. Nous y dénichons quelques incontournables : le maillot de Maradona, le DVD de Nueve Reinas (film argentin mythique), un maillot des Pumas (rugby) pour Fifi, un maté et sa bombilla et un petit pantalon cool et sexy pour Babsi. Nous approfondissons notre connaissance des vins argentins en découvrant les maisons Catena Zapata et Luigi Bosca avec leurs excellents Malbec,Trempanillo, Torrontes et autres Chardonnay. Nous goûtons à peu près toutes les parillas (barbecue) qui se trouvent sur notre chemin et fêtons même nos 7 mois avec une bouteille de champagne Mumm made in Argentina. Nous nous reposons beaucoup, lisons un peu et nous faisons quelques soirées « That 70’s show »…
Nous sommes dimanche 30 avril, il est 7h30 et nous sommes déjà dehors, nos affaires toutes empaquetées prêts à retrouver Régine et Philippe à l’aéroport.
La suite au prochain épisode… bientôt, c’est promis !
Gros bisous à tous.
BPz.
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